samedi 16 juin 2018

Notes sur les Ecritures. Introduction.

 J'aimerais commencer maintenant une série d'articles, de commentaires, de remarques, de notes sur des passages divers des Ecritures, des phrases, des termes précis. Je débuterai par Genèse chapitres 1, 2 et 3, puis Exode 3;14 puis des passages des évangiles, puis des épitres... Ce sera le reflet de plusieurs années de recherche. 

Avant de commencer j'aimerais poser une introduction importante qui explique le besoin de ces articles à venir.

Introduction

Nous devons retrouver le sens des mots, le sens des images, le vrai sens des textes bibliques. L'aurait-on perdu ? L'aurait-on en partie perdu ? Est-ce possible ? N'est-ce pas là un fantasme ? N'est-ce pas dangereux de penser cela ? Comment l'aurait-on perdu ? Il y a d'abord quelques problèmes de traduction, il y a des mots non traduits du grec au français, il y a des mots mal traduits et des mots dont le sens en français d'aujourd'hui ne correspond pas au sens du mot grec ou hébreu de l'époque des textes. Parfois, les traductions ne sont pas fausses mais ne rendent pas la profondeur et la richesse de l'hébreu Je rappelle ici que si le Nouveau Testament est écrit en grec, les auteurs pensaient en araméen et en hébreu pas en grec, leur connaissance était éclairé de l'Esprit et nourri de la Tora. Par ailleurs nombre de textes du nouveau Testament (Paul dans les Actes, Jésus dans les évangiles) ont été dit oralement en langue hébraïque (araméen ou hébreu) puis traduit en grec à l'écrit (Actes 21;40).  Comme cela se faisait dans l'antiquité, Schaoul dit Paulus dictait surement ses lettres en araméen à Timothée qui les traduisait en grec.

D'autre part, nous avons pris certaines métaphores des Ecritures, certaines paraboles,  au sens propre au lieu d'en comprendre le sens imagé. Un "mashal" hébreu est une comparaison, qu'on traduit plus souvent par parabole, elle véhicule un sens pour instruire mais si on prend l'image au premier degré on fait une grosse erreur. Ieschoua (Jésus) parlait en utilisant des "mashal" (paraboles) mais dans le reste de l'Ecriture, les auteurs aussi employaient des images pour parler de réalités. Les Ecritures sont pleines d'images. Sous l'influence de la culture grecque, nous avons pris au premier degré des textes qui avaient un sens imagé, nous avons "matérialisé" des images, nous en avons perdu le sens premier et en avant tiré des convictions erronées. On verra quelques exemples.

Enfin, le développement et l'influence du catholicisme durant des siècles a façonné notre vision des choses, notre compréhension des textes, nos conceptions. Elle a imprégné une manière de comprendre la Bible. La réforme protestante, indispensable qu'elle ait été, n'a hélas pas tout réformé dans les erreurs qui se sont imprégnées dans l'église au cours des siècles. Si on réalisait tout ce que nous avons hérité du latin, du catholicisme et des conceptions grecques que le catholicisme a intégré dans nos interprétations du message biblique, nous serions terriblement  surpris.

Nous devons revenir à l'hébreu et à la pensée hébraïque, y compris pour le Nouveau Testament qui, bien qu'écrit en grec, a été pensé en hébreu (ou araméen qui est une langue proche de l'hébreu) par des hébreux avec des concepts très différents du catholicisme, du protestantisme et du monde grec. Les enseignements des apôtres sont des enseignements hébraïques dont le sens diffèrent des conceptions grecques et romaines dont certaines ont été comme recyclées dans le catholicisme et gardées dans le protestantisme puis le protestantisme évangélique.

Recherchons le vrai sens des mots des Ecritures, cherchons à comprendre le juste sens des différents passages sans les interpréter par le filtre de nos doctrines et convictions issues de l'histoire et des différents mouvements de l'église. Retrouvons la pensée, la conception, la compréhension qu'avaient les apôtres, ce qu'ils voulaient vraiment dire. Pour cela, il nous faut regarder de près la langue, les expressions mais aussi la culture, le contexte social, politique, religieux, il nous faut comprendre les images bibliques pour ce qu'elles veulent dire et non leur faire dire ce qu'elles ne disent pas. Alors les erreurs se corrigent petit à petit et tout reprends son sens premier, seul véritable et merveilleux. Cette démarche saine nous libère des systèmes religieux (de leurs interprétations, de leurs doctrines, de leurs concepts) pour nous amener dans la vérité de la révélation des Ecritures tel que l'a voulu le Seigneur.

Les auteurs majeurs qui ont nourris ces réflexions : Serge Tarassenko, T. Austin-Sparks, Watchman Nee et Claude Tresmontant. Vous trouverez des liens dans la colonne de droite de ce blog.

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