samedi 2 juillet 2016

Un plus grand salut

Dans beaucoup de milieux évangéliques, on croit communément qu'être sauvé, c'est « aller au ciel ». C'est ce qu'on m'a enseigné. Or, le salut, il me semble que c'est bien autre chose, quelque chose qui englobe cela et qui est bien plus grand, bien plus grandiose, bien plus glorieux. Cette notion d' «aller au ciel» est liée à son contrepoint négatif «ne pas aller en enfer». Voilà de quoi nous serions sauvés : de la souffrance horrible et éternelle, de la séparation d'avec Dieu, mais surtout de la souffrance. Cela est vrai mais cela est réducteur. Souvent, j'entends parler d'aller au ciel sans qu'il ne soit question de Dieu, comme si le ciel était un lieu de bonheur avec ou sans Dieu. Cette compréhension des choses, cette vision du salut est bien pauvre ; elle est petite et égocentrique. C'est si peu parce que cela n'englobe pas tout le dessein merveilleux de Dieu du début à la fin de la création.
En créant, Dieu a un projet. Etre sauvé c'est être créé, c'est devenir une nouvelle création en Jésus-Christ, c'est devenir Fils de Dieu. Comment ? Pas seulement par notre naissance naturelle  puis une conversion évangélique ;  mais par la mort à nous-mêmes, la croix et l'œuvre de l'Esprit de Dieu qui l'applique en nous. Etre sauvé, c'est recevoir la vie non-créée de Dieu, c'est devenir quelqu'un d'autre, c'est d'être rendu participant à Sa nature, être transformé à Son image. Mais il ne s'agit pas de recevoir la vie divine dans notre première nature, notre être naturel né d'En-bas ;  il s'agit de devenir un Homme spirituel par le processus de dépouillement de soi et le revêtement de Christ en nous (Galates 2.20). C'est recevoir la gloire de Dieu. C'est devenir glorieux. Comme le dit A.W. Tozer : « En venant à Christ, nous ne haussons pas notre vieille nature à un niveau supérieur, nous l’abandonnons à la croix... Dieu offre la vie, mais pas la vie ancienne améliorée». Dieu ne sauve pas notre vieille nature, il ne sauve pas notre être naturel, celui-là finira dans la mort. La mort à soi-même d'abord, la mort physique ensuite. Nous naissons dans une première nature qui ne peut pas hériter, c'est-à-dire revêtir ; le Royaume de Dieu, le règne de la vie divine. Parce  que cette première nature n'est pas un esprit vivifiant mais seulement une âme vivante, et elle l'était même sans péché. Or Dieu est esprit et il s'unit un esprit. Le péché n'a fait que corrompre le premier Adam qui était de toute manière appelé à devenir un autre Adam, un autre Homme, tel qu'est Jésus-Christ. Le salut est de faire devenir cette âme vivante bien plus que ce qu'elle est au départ, à sa naissance, à sa création de départ : de la faire devenir un esprit vivifiant, un être uni et conduit par l'Esprit de Dieu. Cela n'est possible que par l'union avec l'Esprit qui est la vie, la seule vie, la vie divine, l'Esprit de vie en Jésus-Christ, l'Esprit de Dieu. C'est pour cela qu'il nous faut travailler à notre salut (à notre transformation).
Le salut, ce n'est pas « aller au ciel », le salut c'est être transformé à l'image de Christ. La nouvelle naissance, la naissance d'En-Haut, est le commencement de la vie divine en nous, le commencement d'une transformation à l'image de Christ. La nouvelle naissance n'est pas l'aboutissement mais le point de départ. Toute la vie chrétienne est une croissance spirituelle par la transformation de notre être. On naît d'En-Haut enfant spirituel pour devenir adulte, un autre Homme, un « second Adam », c'est un long cheminement.

Pour approfondir ce sujet, je conseille la lecture de « La vocation céleste» de Théodore  Austin-Sparks.

Le Royaume de Dieu


Le Royaume de Dieu, c'est le règne de Dieu. En quoi consiste ce règne ? Comme nous projetons notre nature humaine sur tout ce à quoi nous pensons ;  comme nous nous référons instinctivement à ce que nous connaissons, nous avons tendance à comparer le règne de Dieu avec le règne des hommes. Une hiérarchie. Dieu tout en haut et Ses créatures qui l'aiment et lui obéissent. C'est bien humain comme vision et bien réducteur. Comme ce principe, dans notre monde est sujet de domination, de manipulation et de terreur ;  nous ajoutons à ce schéma « dans l'amour » quand il s'agit du royaume de Dieu. En gros, la même chose que chez les hommes mais en mieux, pareil mais en bien. J'espère vivement que rien ne sera semblable à notre monde perverti. Le royaume de Dieu, ce n'est pas le royaume des hommes réussi avec un gentil Roi. Non, ce n'est pas le royaume des hommes du tout. C'est un autre royaume, une autre réalité. Si déjà Jésus disait : « Vous voyez les chefs de ce monde qui domine sur les hommes, il n'en sera pas de même parmi vous ». Si déjà il ne doit pas en être de même parmi nous sur terre ; combien plus grande sera la différence dans l'au-delà. Un autre royaume, tout autre, parce que les pensées et les voies de Dieu n'ont rien à voir avec les nôtres. Peut-être que nous passerons notre vie à apprendre à considérer les réalités comme Lui les considère. Nous ne pouvons pas conformer notre vision du royaume de Dieu au monde présent et aux systèmes de fonctionnement humain.
Qu'est-ce que le règne de Dieu ? Une idée peut nous aider à nous approcher un peu mieux, à corriger notre point de vue, à faire la mise au point qui nous permettrait de voir moins faux et moins flou. Nous parlons naturellement du règne animal. Cette notion parle de l'ensemble de la vie animale sur terre mais n'a rien à voir avec un gouvernement animal défini, organisé, structuré ; ni un système hiérarchique qui dirigerait tout les animaux, même pas avec un roi lion à leur tête. Que signifie « le règne animal » ? Non pas qu'un animal règne sur la terre, non pas qu'un animal règne sur les autres animaux, non ; mais que la vie animale est partagée par tous les animaux. Cela signifie qu'ils sont animés de la même vie, qu'ils partagent la même nature. Personne ne domine personne pour leur dire ce qu'ils doivent faire mais ils sont animés d'une nature qui conduit leur être, leur vie, les actes.
Prenons un autre exemple. Si j'arrive dans un endroit où tout est beau, où tout rayonne de couleurs et de lumières magnifiques. Un paysage, des jardins, des oiseaux. Je me promène et je suis émerveillé. Je me dirais qu'ici est le règne de la beauté. Ce n'est pas une question d'obéissance à un principe extérieur de beauté auquel on se soumettrait mais plutôt que tout vive dans sa nature même par ce seul principe. Ce n'est pas une question de volonté ou d'obéissance à un principe de beauté qu'on accepterait ;  mais plutôt que tout fonctionne, vie, est, par ce seul principe, il n'y en a pas d'autre. C'est un règne. C'est aussi cela être soumis. Dans cet exemple, tout est soumis à la beauté. C'est être rempli. Cela n'a rien de commun avec une contrainte à laquelle on se plierait sachant que c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce que l'adversaire des âmes voudrait nous faire ressentir quand il n'a pas réussi à nous faire croire que ce n'est pas le meilleur ?
Dans le royaume de Dieu, quand les temps seront accomplis ;  tout sera et vivra sur le seul principe glorieux de la Beauté-Christ. Il sera tout et en tous. Ce sera le règne de Dieu. Sa vie remplira tout, Sa nature sera notre nature, rayonnera en chacun d'entre nous : tel Il est, tel nous serons. Prenez le temps de méditez cela. Nous connaîtrons, vivrons Christ, pleinement, en Lui, de Lui et pour Dieu. Gloire, paix, amour et joie divins seront notre vie et notre être ; comme aujourd'hui : je vois, j'entends, je sens, je bouge. C'est ma nature humaine de cette terre, ma constitution. Après ma mort et ma résurrection, tout sera autre, selon un autre ordre. Ce sera le règne de Dieu, comme le règne de la beauté dont j'ai parlé. Jésus, homme sur terre, vivait ce règne en lui. C'est ainsi qu'Il pouvait dire qu'il faisait toujours la volonté du Père. La volonté de Dieu était Sa volonté, Sa pensée était la pensée de Dieu. La gloire à venir sera le règne de la nature divine en nous. Un rayonnement de justice, de paix, d'amour, un rayonnement d'éternité que nos mots sont trop faibles à pouvoir décrire.
On trouve deux mentions du règne dans les évangiles qui sont intéressants à mettre en parallèles. L'une nous dit : « Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous ! » ;  l'autre nous dit « Que ton règne vienne. » Tout est une question de règne. Si le Messie est rejeté, hier comme aujourd'hui, ce n'est pas son amour qui est refusé : comment refuserions-nous d'être aimés ? C'est notre besoin le plus profond , mais c'est Son règne. Son règne implique un projet, une volonté, une justice, une pensée qui est autre que la mienne. Je ne peux recevoir Son règne sans renoncer au mien. On ne peut suivre sans renoncer à soi-même.
L'enjeu du monde aujourd'hui, depuis le début des temps, c'est le règne. Le règne de Dieu ou le règne de l'Adversaire. Ce règne passe par l'Homme. L'Homme est le terrain où le règne s'établit. Nous le voyons de manière très concrète dans les sociétés qui nous entourent : gouvernements, partis politiques, dictatures. Nous le voyons dans les entreprises où,  en plus de la direction ;  il y a souvent des personnes qui veulent régner à leur manière et à leur échelle. Nous le voyons dans les organisations et associations diverses, dans le couple et la famille, dans les églises, le principe du règne est partout. Nous le voyons également très fortement dans les médias, la culture et la publicité où un état d'esprit faire rage pour régner. Un matraquage continuel nous est imposé pour le règne d'une vision du monde, le règne d'une manière de penser et de vivre. L'enjeu du monde, c'est le règne.
Qu'est-ce que le royaume de Dieu ? C'est un autre monde. C'est un monde constitué d'une autre nature, d'une autre vie, d'une autre pensée. Tout est différent du monde des Hommes. Amour, paix, joie, douceur, bonté, justice, vérité, gloire. Nous sommes appelés à régner seulement par Jésus-Christ.

Nous pouvons soupirer et désirer ardemment que Son règne vienne.

vendredi 17 juin 2016

Douze points pour une réforme de l'église.




L'église, l'assemblée, la communauté


L'église n'est pas une entité indépendante en soi, ni extérieure à nous, ni extérieure à Dieu. Elle est le corps de Christ lui-même et nous sommes en Lui. Elle n'est pas quelque chose à côté des gens, où les gens doivent aller. Elle n'est pas une institution, une organisation avec une étiquette, des statuts et un ensemble d'activités, une association dans laquelle les gens vont où font quelque chose, avec ou pour elle. L'église de Christ ce sont les gens eux-mêmes. Ce sont là les pierres vivantes. C'est pour cela que les termes « aller à l'église » n'ont aucun sens biblique.


Si l'église est « quelque chose » à laquelle on appartient ou dans laquelle on s'investit, pour laquelle on œuvre, si elle est une dénomination, un système de dogmes, de doctrines, de pratiques définies et de hiérarchie humaine, un ensemble de réunions... alors elle est autre chose que l'Église de Jésus-Christ, elle devient un système humain, terrestre, organisée, religieux qui n'a rien à voir avec la volonté de Dieu et l'enseignement des Ecritures. Un tel système peut être très actif, très dynamique, il peut être joyeux, il n'est pas forcément austère, il n'en est pas pour autant moins religieux, il n'en est pas pour autant la vie de Christ en nous. Bien au contraire, il empêche la vie spirituelle de Christ de se développer dans les personnes parce qu'il n'a pas de vie en lui-même et qu'il nous occupe en nous illusionnant. S’il remplace la vie de Christ, canalisant la pensée, la foi et les efforts des chrétiens, il fait alors obstacle à la croissance spirituelle qui consiste en l'accroissement de Christ en nous.


Jésus est venu nous libérer, même de cela. Nous ne devons pas aller à l'église, ni nous investir dans l'église, ni faire quelque chose pour l'église, parce que l'église n'est pas à l'extérieur de nous, l'église c'est nous. Nous devons nous occuper des gens. Occupons-nous les uns des autres, arrêtons d'aller à des réunions mais prenons plutôt soin les uns des autres, prions ensemble, chez les uns chez les autres, partageons la Parole mutuellement, partageons des repas en commun, partageons nos biens, aidons les plus pauvres, témoignons de la résurrection de Christ, spontanément autour de nous, sans investissement financier, louons Dieu avec simplicité plutôt que professionnalisme. L'église n'est pas une organisation qu'on contrôle et qu'on dirige hiérarchiquement dont les chrétiens doivent être membres, elle est un corps vivant, vivant de la vie de Christ par l'Esprit de Dieu, un corps vivant qui n'a qu'un seul chef, dans les cieux. C'est une réalité organique et non organisée, un organisme vivant. Il est dit de l'Esprit qu'on ne sait pas d'où il vient ni où il va. On ne peut donc prévoir comment l'Esprit va conduire l'Église. Elle ne peut donc être conduite par l'Esprit et pourtant se répéter inlassablement dans ses formes et ses pratiques aux mêmes endroits, de la même manière. Partageons, soyons à l'écoute les uns des autres, sans esprit d'orgueil et de domination, soutenons-nous, prions les uns pour les autres. Etudions les Ecritures plutôt que les dogmes et les doctrines. Retrouvons cette vision là, retrouvons ce chemin là, la vie d'un organisme spirituel et non d'une organisation terrestre.


Les églises telle qu'elles fonctionnent actuellement - selon un encadrement hiérarchique et doctrinal, selon un mode de réunions organisées et répétitives - sont un obstacle à une bonne compréhension des Écritures, à la croissance spirituelle et à la vie du corps de Christ conduit par l'Esprit. Elle sont un obstacle à une bonne compréhension des Écritures parce qu'elle nous transmettent une pensée formatée, nous donnant une connaissance doctrinale et non vivante.
Nous ne devons pas seulement redéfinir ce que devrait être la forme de l'église dépouillée du fonctionnement religieux, mais également saisir à nouveau la pensée de Jésus et des apôtres que nous trouvons dans les textes de la Nouvelle Alliance, comprendre clairement ce qu'ils ont voulu enseigner, en percevoir la portée spirituelle et entrer dans la vie spirituelle que cela implique. Nous devons vivre selon cette nouvelle alliance et non selon d'autres principes et d'autres schémas qui se sont mis en place au cours de l'histoire de l'église par des traditions d'hommes.
L'église est en réalité un organisme vivant de la vie de Dieu, une vie réelle et spirituelle, conduite par l'Esprit de Dieu dans les personnes elles-mêmes chacun étant appelé à grandir, mûrir, devenir adulte, spirituellement, en Christ. C'est cette dimension spirituelle qui manque aux assemblées et aux dénominations qui ne fonctionnent plus que sur des conceptions doctrinales et morales, sur des activités et des organisations humaines. Cela génère toutes sortes de faiblesses, de manques, d'erreurs, d'abus, de jugements, de légalisme, d'absence de cœur, de peines, de souffrances, de pauvretés.
L'Eglise, c'est la vie de Dieu manifestée dans des personnes par son Esprit et ce n'est possible que sur la base d'une transformation intérieure, un changement de vin (la vie nouvelle, la vie de Dieu) dans un changement d'outre (un Homme nouveau, le second Adam). C'est le fruit ni des efforts humains ni des doctrines ni de la morale ni des organisations ni du contrôle et des dominations hiérarchiques mais c'est le fruit de l'arbre de vie : notre mort et notre résurrection en Jésus-Christ. « Ce n'est plus moi qui vit, c'est Christ qui vit en moi. » Galates 2; 20. C'est à cela que nous devons tendre, c'est cela que nous devons rechercher. Que Dieu nous aide à prendre conscience et à retrouver Sa voie.




Douze points pour un nouveau commencement


Voici une réflexion en 12 points pour nous aider à voir et vivre la communauté autrement :

Point 1 - Pas de lieu de culte spécifique, pas de lieu à valeur particulière...
«Vous n’adorerez ni ici ni là, mais en esprit et en vérité.» est un principe de la Nouvelle Alliance. L’Eglise, ce n’est pas un lieu. L’Eglise c’est Christ en nous, où que l'on se rassemble. Prions chez les uns, chez les autres, dans nos lieux de vie.
Pas de lieu de culte parce que pas de culte. Le vrai culte pour Dieu c’est la consécration de toute notre vie.

Point 2 - Pas de jour particulier...
Mais se réunir le plus souvent possible, en petit groupe ou en plus grand nombre, selon les possibilités de chacun, sans obligation que tous viennent à chaque rencontre.

Point 3 - Pas de hiérarchie. Pas de professionnel de la foi, pas de clergé dominant, pas de salariat...
Mais des anciens, des personnes responsables, humbles et engagées. Des gens plus mûrs qui ne cherchent aucun intérêt personnel. Les responsables d'une assemblée locale doivent être des anciens et non un pasteur, et pas un seul homme, selon Actes 13, Actes 20, la lettre à Tite. Pour veiller à la bonne croissance et pas pour imposer leur conviction ou appréciation personnelle ni pour se valoriser eux-mêmes en dominant sur les autres. Le ministère de pasteur n'est pas donné pour diriger une assemblée locale mais guider et enseigner l'ensemble de l'Eglise comme tous les ministères. Éphésiens 4;11 ne parle pas d'une assemblée locale.

Point 4 – Pas de dîme mais de la générosité...
Pas de salaire, pas de charge sur les frères et sœurs, mais un partage équitable des biens et un souci des plus pauvres, dans la communauté et en dehors. Des dons libres, sans esprit de manipulation ni de culpabilisation. De l’argent utilisé sagement pour aider des personnes. Des prières pour que Dieu pourvoie et conduise l’utilisation des finances selon Sa volonté. Que celui qui gagne plus que ses propres besoins donne à ceux qui manquent de quelque chose.

Point 5 - Pas de réunions stéréotypées et répétitives...
L’Eglise, ce n’est pas un système de réunions, ce n’est pas un programme d'activités.
Pas de culte du dimanche matin qui est une messe catholique à la façon protestante. L’Eglise n’est pas une succession de réunions organisées, stéréotypées et répétitives, mais une vie des membres du corps de Christ conduits par l’Esprit de Dieu. Vie, spontanéité, prières et conduite de Dieu.
Nous n’avons pas besoin d’une prédication tous les dimanches matin pour grandir dans la foi et la connaissance de Christ mais nous avons besoin d'étudier et d'écouter ceux qui ont plus d'expérience.
Nous n’avons pas forcément besoin de professionnels de la louange, mais de vie et de spontanéité, de l’Esprit et de la grâce. Joie et simplicité. Amour et écoute.
Nous avons un grand besoin d’enseignements, mais d’enseignements spirituels, profonds, justes, fondés sur les Écritures et pas sur les doctrines d’un mouvement. Nous avons besoin d’enseignements inspirés qui nous conduisent dans la vie de l’Esprit en Christ, pas d’enseignements de doctrines toutes faites auxquelles tout le monde doit adhérer aveuglément. Nous devons étudier les Ecritures ensemble pour en comprendre le sens, réfléchir, se questionner.
Chaque rassemblement, chaque réunion peut varier, peut être différente, le but doit être l'affection et l’édification.

Point 6 - Pas d’évangélisation comme plan d’action de développement d’un système religieux...
Mais une vie de témoins partout et tout le temps, témoins de Christ par Sa vie en nous dans notre vie quotidienne, par la prière. Annoncer Christ ressuscité.

Point 7 - Pas de dogme, de doctrine, de confession de foi, ni de credo préétabli mais l'étude sérieuse et honnête des Ecritures en cherchant l'éclairage de l'Esprit...
Une étude honnête, sérieuse et continue de la Bible sans suivre une pensée préétablie par un mouvement. Réfléchir au sens des textes. Une découverte progressive et continue de la révélation biblique. Pas de doctrine spécifique ou « bizarre ». On ne réécrit pas la Bible avec des dogmes, des doctrines, des interprétations particulières ou des crédos. Chacun dans la communauté, dans l’assemblée doit pouvoir questionner, apporter une réflexion, vérifier si ce qu’on dit est exact. Retenez ce qui est bon. La vie de christ en nous n’est pas une doctrine, ni un credo, ni un dogme.

Point 8 - Une église et un évangile centrés sur Christ...
En finir avec l’obsession de la bénédiction, la remplacer par la vision de la croissance en Christ et de notre vocation céleste. La recherche de la croissance spirituelle pour tous à la place de la recherche de la bénédiction pour soi, de son bien-être, de sa réussite. Retrouver la conscience du but, du dessein éternel de Dieu, la vocation céleste dont parle les Ecritures, une perspective spirituelle et éternelle.

Point 9 – Redécouvrir le sens du salut et l’œuvre de la croix.
Être sauvé, ce n’est pas aller au Ciel. Nous ne sommes pas sauvé pour éviter l’enfer, mais pour devenir Fils de Dieu en Christ. D’où l’œuvre de la croix pour nos transformer à son image. Nous ne sommes pas sauvés pour nous-mêmes mais pour Dieu. Nous sommes sauvés pour former un Corps. Soyons sauvés de nous-mêmes, soyons transformés.

Point 10 – Une prière commune constante et abondante centrée sur l'oeuvre de Dieu...
Une action de prière du Corps en permanence et pas « à la réunion de prière. » Prier dans chaque rassemblement. Prier pour que l’assemblée soit conduite par l’Esprit et fasse l’œuvre de Dieu. Prier pour les besoins des personnes de la communauté, des famille, de la ville, du pays.

Point 11 – Un amour fraternel sincère et véritable.
S’occuper les uns des autres, répondre aux besoins les uns des autres, priez les uns chez les autres, s'écouter, se soutenir, s’aider en tout y compris financièrement.

Point 12 – Reconsidérer notre manière de lire et de comprendre la Bible.

Il est très important de réfléchir à ce que l'on nous a enseigné, si cela est conforme à l'enseignement de Jésus et des apôtres où si c'est le fruit d'un formatage religieux historique, d'habitudes d'interprétations et de compréhensions superficielles. Nous devons étudier les Ecritures avec sérieux et honnêteté, en chercher le sens, y réfléchir, se questionner, revoir nos conceptions pour trouver au plus près le sens des Ecritures selon la vision et l'inspiration des apôtres. Prenons le temps de chercher, de creuser de discuter.

Texte complet, "Le besoin de réforme de l'Eglise aujourd'hui" : Cliquez ici.

dimanche 8 mai 2016

Les doctrines ne sont pas vie






La vie en Christ ce ne sont pas des doctrines. Ce qui est notre éclairage et notre fondement ce sont les Ecritures (la Bible) et non pas un ensemble de doctrines qui en seraient une interprétation à laquelle tous devraient adhérer. La Bible est un message inspiré par l'Esprit de Dieu, ce n'est pas un catalogue de doctrines. Ce n'est pas la doctrine de la création qui nous a créée, ce n'est pas la doctrine du salut qui est morte à la croix pour nous libérer du péché et nous conduire dans l'union avec Dieu, ce n'est pas la doctrine du retour de Christ que nous attendons etc. Je ne crois pas en une doctrine sur Dieu mais en Dieu Lui-même. Nous devons étudier sans cesse les Ecritures et être éclairés pas à pas pour connaître Dieu, pas pour connaître des doctrines. C'est la communion du St Esprit et la vie en Christ qu'il nous faut chercher et cette vie nous conduira dans la communion entre nous. Les doctrines ne nous conduisent pas à l'amour entre nous, bien au contraire.

Je donnerais l'exemple de Watchman Nee que j'ai lu dans sa biographie. Quand il est venu en Angleterre, dans les années 30 je crois, il a rencontré les Darbystes et leur a dit : "Vous, vous avez toutes les doctrines, justes, parfaites, impeccables. J'en suis impressionné. Mais, nous, en Chine, nous les vivons." En Occident, je crains que l'on connaisse bien plus les bonnes doctrines sur Dieu que Dieu Lui-même. La vérité n'est pas un ensemble de doctrines. Nous sommes appelés à une communion. Le problème des doctrines c'est qu'on nous fait croire qu'elles sont ce que la Bible enseigne. Et avec le temps on remplace la Parole vivante de Dieu par des doctrines qui ne sont finalement que notre interprétation ou notre compréhension des Ecritures et non pas la révélation elle-même qu'ont reçu les apôtres. Il y a longtemps, j'ai regardé de près le terme "doctrines" dans le Nouveau Testament. J'ai découvert qu'au pluriel cela ne venait jamais de Dieu. Cela m'a interpelé. Il y a sûrement là quelque chose de profond... Ce ne sont pas des doctrines qu'il nous faut apprendre mais le message de la Bible qu'il faut comprendre.

Nous devons étudier sérieusement et continuellement les Ecritures (la Bible). C'est ce qui nous gardera d'un mélange malencontreux entre ce qu'elle dit et ce qu'on en déduit mais aussi d'une compréhension "évangélique" ou « catholique » des textes. Que nous puissions être dépouillés de toute étiquette et des doctrines qui vont avec, l'oecuménisme y compris, pour retrouver la simple appartenance au Corps de Christ conduit et vivant par Son Esprit. Cherchons la vie et la communion.

A lire aussi "Le besoin de réforme de l'Eglise aujourdhui" : Cliquez ici

Le cadre n'est pas vie












Lorsqu'un enseignement est donné dans un cadre on croit qu'il est vrai même s'il est faux. Le cadre rassure donc convainc. C'est le piège des écoles, des papes et des églises évangéliques. Nous devons ré-apprendre à étudier les Ecritures pour en saisir le sens juste en nous dépouillant des présupposés et convictions erronées qui ont aiguillés notre compréhension jusque là.
Jésus-Christ n'est pas venu pour nous donner un nouveau cadre mais une nouvelle vie. La Bible n'est pas un cadre à suivre mais un message à recevoir. C'est l'annonce d'une vie nouvelle. C'est la chair qui a besoin de cadre dans son désir de servir Dieu. Mais la croix crucifie la chair pour que nous puissions vivre par l'Esprit pour Dieu. Tout est question de vie. Tout est question de vivre selon le premier Adam ou le second Adam, selon la première création ou le Royaume de Dieu, d'être conduit par nos conceptions humaines (nos cadres) ou par l'Esprit de Dieu dans les voies de Dieu.

Un cadre est une sorte de contexte qu'on ne peut remettre en question, qu'on ne peut questionner et donc qui a toujours raison. On peut évoluer à l'intérieur du cadre, par des activités ou des propositions mais elles ne doivent pas changer le cadre. Le cadre est décidé par les chefs du cadre (président/ministres pour la démocratie, papes/évêques pour le catholicisme, pasteurs et assistants pour les assemblées évangéliques, etc.) Mais les membres, eux, doivent se soumettre au cadre.
Et que reprochez vous aux cadres ? Justement d'être des cadres, c'est-à-dire de ne pas pouvoir donner la vie. Un cadre est une organisation rigide, définie. C'est le contraire du corps de Christ qui est un organisme vivant se développant spirituellement. 
Jésus allait au Temple et dans les synagogues pour enseigner, pas pour se soumettre au cadre mais pour le remettre en question. Les chefs religieux ne faisaient que le lui reprocher et lui dire qu'il ne respectait pas le sabbat, qu'il se prétendait Dieu, etc. Il enseignait le Royaume de Dieu, il allait pour guérir même quand ça ne plaisait pas au cadre. Il reprochait justement aux chefs judéens d'avoir fait de la loi bonne un cadre mort qui faisait peser un joug sur le peuple. Jésus est venu nous donner la vie pas un cadre. Tout est question de vie.
L'apôtre Paul l'avait bien compris, lui qui était issu du plus grand et du plus riche des cadres. Depuis qu'il avait saisi Christ et la vie que christ communique par son Esprit, il regardait le reste comme de la boue inutile. Parce que ne donnant pas la vie. L'apôtre Paul n'a pas défini de cadre spécifique à l'Eglise mais au contraire il a combattu tous les cadres. Dans ce sens il disait : « Ne vous remettez pas sous un joug ». Et c'est pourtant ce que l'Eglise a fait tout au cours de son histoire. C'est naturel, c'est charnel, l'Homme ne peut tendre que vers cela, n'ayant pas la vie en lui-même il se crée un cadre d'expression, de contrôle, de maîtrise. Paul avait compris le message du libérateur, Jésus. « Vous avez tout pleinement en Lui. » disait-il, c'est bien là la mise à mort des cadres terrestres (« Ce monde est crucifié pour moi » avec ses principes et ses cadres), pour se tourner vers une vie et une perspective céleste.

Mais comme il l'explique dans l'épitre aux Romains, cette libération n'est pas là pour nous permettre de faire n'importe quoi. Ce n'est pas la chair qui doit être libérée des cadres mais nous qui devons être libéré de la chair qui invente des cadres, qu'ils soient grossiers ou subtils.
Il y a différentes sortent de cadres. Le cadre des pratiques, le cadre des doctrines, de la pensée. C'est le problème de l'interprétation des Ecritures. Si tu es catholique, luthérien, baptiste ou pentecôtiste, etc. il y a un cadre d'interprétation des textes, un cadre de compréhension qu'il ne faut ni questionner, ni remettre en question, ni contredire, ni dépasser. "Chez nous on croit comme ça" est la règle. Chez les évangéliques, ils s'imaginent que leur compréhension est "la vérité" et si tu ne crois pas comme eux soit tu es un hérétique soit tu es en danger. Mais il n'y a pas de réelle et honnête démarche d'étude des textes et on refuse d'écouter un autre son de cloche qui pourrait pourtant être plus juste.

Jésus-Christ n'est pas venu pour nous donner un nouveau cadre mais une nouvelle vie, une nouvelle nature. La Bible n'est pas un cadre à suivre mais un message à recevoir. C'est l'annonce d'une vie nouvelle. Est-ce que le cadre donne la vie ? Non. C'est l'esprit qui donne la vie.Tout est une question de vie. Dire que nous devons sortir des cadres mis en place par les Hommes en ce qui concerne la vie de l'Eglise, cela ne signifie pas de vivre sans repères, chacun faisant ce qui semble bon à ses propres yeux. Ce n'est pas un isolement ni un individualisme. Non, il ne s'agit pas de cela. Le « cadre » de Dieu c'est le Royaume de Christ, le règne de Christ en nous. Les règles de ce Royaume sont esprit et vie. C'est la loi de l'Esprit de vie en Jésus-Christ comme le dit Paul. Cela nous conduit dans la libération et la vie, en abondance. Ce n'est pas « chacun fait ce qu'il veut » selon son désir mais chacun est conduit par Dieu dans Son dessein. C'est un chemin, peut-être étroit, mais c'est un chemin dans lequel nous conduit l'Esprit de Dieu, le seul chemin qui mène à la vie. 
Le seul cadre de Dieu c'est Christ. Nous avons tout pleinement en Lui. Mais nombreux ne viennent pas à Lui pour avoir la vie, ils préfèrent s'appuyer ou se confier dans un cadre, quel qu'il soit. Abandonner son cadre pour se saisir de Christ demande la foi, la foi est le fruit de la connaissance de la vérité, lorsqu'on a connu le message de Dieu, lorsqu'on a connu l'oeuvre de Dieu à la croix, lorsqu'on a vu qui est Jésus-Christ.


A lire sur le blog Lait-et-Miel "Où allez-vous à l'église ?" : Cliquez ici
lire églaement sur le sujet : "Le besoin de réforme de l'Eglise aujourd'hui." : Cliquez ici

dimanche 24 avril 2016

Les trois tentations du christianisme


Je conseillerais à chacun de lire le livre de Watchman Nee « L'Homme spirituel ». L'auteur nous y explique le fonctionnement de l'âme : les émotions, l'intelligence, la volonté. Il nous encourage à entrer dans une vie spirituelle conduite par l'Esprit de Dieu (qui est celle du Corps de Christ en croissance et pas seulement de l'individu en Christ), comme cela nous est enseigné par les apôtres dans le Nouveau Testament. J'aimerais parler ici des trois tentations du christianisme que l'on peut discerner dans son histoire et dans notre temps. Il y a trois grandes tendances dans les églises, quelles que soient leurs doctrines, quels que soient leurs leaders, quelles que soient leurs convictions, quelle que soit leur théologie et leurs pratiques. Elles prennent appui sur ses trois points qui sont des composantes de l'âme humaine : l'intelligence, la volonté, les émotions.

Nous trouvons un christianisme de l'intelligence qui axera l'église sur des études, des compréhensions, des théologies et des doctrines au détriment des autres points. Le plus important sera alors de croire la bonne doctrine et non pas d'être transformé à l'image de Christ.
Nous trouvons un christianisme de la volonté qui axera l'église sur les œuvres, les actions, le travail pratique au détriment des autres points (On voit un exemple de cela dans la prière quand on définit un programme selon notre volonté et qu'on demande à Dieu de le bénir. Bien souvent nos prières, individuelles ou collectives, sont le fruit de notre désir et de notre volonté. On voit aussi ce principe dans les œuvres diverses de l'histoire de l'église, souvent chez les catholiques. Ces œuvres sont bonnes et utiles mais elles doivent être un fruit pas un moteur.)
Nous trouvons enfin un christianisme des émotions qui axera l'église sur les sensations, le sensationnel, le ressenti, le bien être, le plaisir, la bénédiction, l'enthousiasme. C'est très en vogue aujourd'hui (notamment dans la louange émotionnelle, les prédications émotionnelles - soit celles qui veulent faire peur, soit celles de la pensée positive, les croyances sur les temps de la fin plus inspirées de nos sensations que des Écritures).
Peut-être que dans chaque époque une de ces formes a dominé les églises selon ce qui dominait le monde. Aujourd'hui, c'est l'émotionnel qui domine le monde et on constate cette influence dans les assemblées. Par ailleurs, certaines dénominations chrétiennes sont davantage axées sur tel ou tel de ces points. Chacun pourra y réfléchir et analyser ce qui l'entoure.
Mais hélas, nous axer sur l'un de ces trois points est un déséquilibre pour tous le corps et un égarement pour la vie. Ce sont des christianismes qui s'appuient sur les capacités et les fonctionnements de l'âme humaine, ce sont des christianismes de l'Homme. L'Homme et ce qu'il pense, l'Homme et ce qu'il veut, l'Homme et ce qu'il ressent. C'est l'Homme qui est au centre de tout (son salut, sa bénédiction, son onction, ses compréhensions, ses œuvres, etc.) et non plus Christ. C'est alors l'âme de l'Homme qui est l'inspiration des assemblées et non plus le Saint-Esprit. Cela n'est pas l'évangile de Jésus-Christ. L'œuvre de Christ est de nous conduire à la croix, dans une mort et une résurrection, pour nous donner une vie nouvelle, la sienne, qui ne se fonde pas sur ces trois points mais sur son Esprit. Cela ne signifie pas que nous n'aurons plus d'émotions, plus de réflexion, plus d'actions (nous ne perdons pas notre âme) mais plutôt que nous ne serons plus conduits par nos émotions, notre intelligence ou notre volonté. Au contraire, notre intelligence sera éclairée par l'Esprit, nos émotions suivront le fruit de l'Esprit et notre volonté fera la sienne dans une union de cœur. Cela demande de la croissance, de la maturité. Cela demande des prises de conscience aussi et d'abandonner nos christianismes de l'âme pour chercher sérieusement une vie de l'Esprit. Cela demande du temps et donc de la patience.

Que Dieu nous aide et nous y conduise.

Didier Millotte – Sept. 2015

mercredi 20 avril 2016

L'ignorance appauvrit


Dans les milieux évangéliques, on entends constamment ce verset sorti de son contexte : "La connaissance enfle..." comme pour justifier l'ignorance ou la peur de connaître ou pire pour mépriser ceux qui creusent les Ecritures plus que les autres. Cet emploi systématique de ce verset cause un grand dommage à l'Eglise et s'oppose à ce qu'enseigne vraiment les Ecritures. Les catholiques des siècles passés se sont efforcé d'interdire la lecture de la Bible tout en nourrissant le peuple de doctrines, de tromperies et de fantasmes divers et invérifiables. Toute les Ecritures nous encouragent a adopter une attitude totalement inverse, à savoir : connaître, chercher, trouver. La révélation nous a été donnée pour qu'on connaisse et non pas pour qu'on reste dans l'ignorance ou dans un rapport superficiel ou erroné aux textes de la première et de la seconde alliance.

Ce n'est pas la connaissance qui enfle mais la connaissance sans amour. Ce n'est pas la connaissance de Dieu qui enfle. Ce n'est pas la connaissance de Christ qui enfle. Ce n'est pas la connaissance de la vérité qui enfle. Ce n'est pas la compréhension des Ecritures qui enfle. Bien au contraire. C'est l'ignorance qui appauvrit, qui amoindri, qui nous laisse dans l'erreur, qui aveugle et égare. C'est l'ignorance qui permet d'être manipulé et dominé par de faux bergers, trompé par de fausses doctrines au lieu d'être libéré des jougs. Le manque de connaissance dans les milieux évangéliques aujourd'hui est terrible et dramatique notamment parce que ceux qui enseignent sont souvent peu instruits et superficiels. 

"Faute de connaissance mon peuple périt." est toujours valable. Prenez une concordance et regardez dans toute la Bible tous les passages qui incitent à la connaissance et à l'intelligence. Il faut en finir avec cette peur et ce mensonge. Que l'on connaisse ce qui est vrai pour abandonner ce qui est faux et ainsi grandir et progresser, voilà la volonté de Dieu. Dans bien des assemblées, on prêche ces mensonges : ne pas se casser la tête, ne pas trop réfléchir, ne pas trop se questionner, ne pas trop chercher. Cela permet de laisser les gens dans l'ignorance de bien des vérités, d'éviter que soit remis en question de mauvais enseignements et des interprétations erronées, de se libérer de fausses autorités, illégitimes, cela favorise la domination d'un système trompeur.  Cela n'a rien à voir avec de la foi. La foi, ce n'est pas de la croyance aveugle dans un bassin d'ignorance. Les juifs de Bérée étaient plus intelligents que ça et ils en ont récoltés un bon fruit.

"Cherchez et vous trouverez". Lisez la Bible, étudiez-là avec attention, cherchez à en saisir le sens, posez-vous des questions, apprenez sur les contextes historiques et le sens des mots. Creusez et vous trouverez des merveilles. Vous découvrirez aussi qu'on nous a enseigné un certain nombre de convictions erronées et sans fondements sérieux. Aujourd'hui, avec l'internet, comme jamais dans l'histoire de l'Humanité, nous avons des outils qui nous permettent de mieux comprendre, de mieux saisir ce que Jésus et les apôtres ont enseigné. Cela demande de la patience, du temps, de la prière, des lectures, de l'étude approfondie. 

N'ayez pas peur de la connaissance quand elle se développe avec l'amour de la vérité et de son prochain.


jeudi 14 avril 2016

Le besoin de réforme de l'Eglise aujourd'hui



Voici un PDF gratuit qui traite du besoin de réforme des églises évangéliques d'aujourd'hui. Vous y trouverez dans le sommaire des réflexions sur les assemblées, les réunions, les chants, les prédications, les vrai pasteurs, les faux pasteurs, la fausse doctrine du pasteur "oint de Dieu", la dîme, la communauté, les relations, une fausse compréhension de ce qu'est l'Eglise de Christ, le besoin de retour à l'enseignement des apôtres et à une vie spirituelle plutôt que religieuse, sur l'origine historique des erreurs qui sont les nôtres aujourd'hui, ainsi que des propositions concrètes pour vivre un nouveau commencement plus en accord avec le dessein de Dieu : Cliquez ici

mercredi 13 avril 2016

Un objectif, un but, un dessein. Par Chip Brogden.













"Il y a une Volonté, un objectif, une raison, un but vers lequel Dieu agit. Quelque chose est prévue. Un résultat est recherché. Dieu ne nous conduit pas sans but vers tout de façon général et vers rien en particulier, mais Il nous conduit vers quelque chose..." Chip Brogden... la suite de l'article ici

mardi 12 avril 2016

YHWH - JE SUIS - Alpha Omega




"En ce qui concerne le texte célèbre : Je suis - celui qui - je suis (Exode 3) - il faut savoir que l'hébreu ne pense pas le temps comme nous, Grecs, Latins, Gaulois, etc. Nous distinguons le passé, le présent, le futur ; notre conception du temps se représente bien sur une ligne.
L'hébreu pense autrement. Il pense : ce qui est achevé, l'action qui est achevée, - et l'action qui est en train de se faire. L'action achevée peut être achevée dans le passé, dans le présent, dans le futur. De même, l'action qui est inache­vée et en train de se faire peut être pensée dans le passé, dans le présent, dans le futur. La traduction d'un verbe hébreu par nos temps passés, notre présent ou nos futurs est donc en grande partie arbitraire et en ce sens nous passons d'un système de référence, d'un système optique, à un autre ; en réalité nous ne pouvons pas, en français, rendre le verbe hébreu dans sa dimension propre.
Ainsi, dans le texte hébreu Exode 3, 14, le verbe est à la forme qui indique une action inachevée et continuée. Du point de vue philologique, on pourrait aussi bien, dans une langue comme le français, traduire par un imparfait, un présent, ou un futur. Nous avons traduit par un présent, parce qu'il faut bien choisir, mais pour être complet il faudrait traduire : « J'étais, je suis, je serai ». C'est bien ainsi que l'a compris l'auteur, qui était un Hébreu, de l'Apocalypse 1, 8 : Moi je suis l'Alpha et l'Oméga, dit le Seigneur, Dieu, celui qui est, celui qui était et celui qui sera, le tout-puissant.

L'auteur de l'Apocalypse développe, déroule, si j'ose dire, toute la signification du tétragramme, dans le système de référence de la langue grecque. Pour rendre en grec ce que contient l'hébreu, il faut dire le verbe à l'imparfait, au présent et au futur."
Claude Tresmontant dans "Les premiers éléments de la théologie", texte complet dans "Livres pertinents", colonne de droite sur ce blog.